« Scandales ! », 20 avril 2013, INHA

Pour sa deuxième journée d'études, le 20 avril 2013, le CES20 propose d'aborder les problématiques liées aux scandales dans l'histoire de la sculpture du XXe siècle.

Au regard de l’histoire de l’art, la sculpture fut l’objet de nombreux scandales au cours des deux derniers siècles. De La Danse de Carpeaux, dont la nudité du groupe défraya la chronique, à l’irruption des Colonnes de Buren dans l’environnement classique du Palais Royal, en passant par le Balzac de Rodin ou l’Oiseau dans l’Espace de Bancusi, ces œuvres s’ancrent dans l’histoire aussi par les scandales qu’elles ont pu susciter.

A quel moment peut-on parler de scandale ? Pourquoi la sculpture est-elle sujette à de vives réactions ? Quelles sont les origines des violents débats ou des actes de vandalisme délibérés ? Comment définir le scandale dans la réception de l’oeuvre? Quels niveaux de lecture de l’oeuvre entraînent la polémique ? Comment le scandale participe-t-il à l’écriture de l’histoire de la sculpture ?

En questionnant ces actes ponctuels mais récurrents, intimement liés à la sculpture, le CES20 entend, pour sa seconde journée d’études, interroger la nature du scandale. Désaccord manifeste face aux partis pris esthétiques de l’artiste lorsqu’ils remettent en cause (ou pas) l’essence de l’oeuvre, le scandale peut également témoigner d’un rejet par le public dans sa capacité à transgresser les règles établies. La sculpture subit l’histoire politique et renferme pour un temps le souvenir d’un événement, le refoulé d’une idéologie. Matérialité de la mémoire, elle peut aussi "faire scandale" par un silence imposé.

Cette journée tentera de mettre en exergue les différentes formes de scandales dans la sculpture du XXe siècle, leurs origines, et interrogera le rôle de l’artiste face au public et aux institutions à travers le témoignage de l’un d’entre eux.

Samedi 20 avril, salle Vasari, INHA, rue Vivienne, Paris. Entrée libre.

Programme :

9h00 : Accueil des participants

9h15 : Introduction

9h45 : Essence de la sculpture
Brancusi face aux autorités. Le défi involontaire.
Doïna Lemny, attachée de conservation au musée national d’Art moderne- Centre Georges Pompidou.

10h15 : Transgresser la figuration
Entre sacré et sacrilège.
Fanny Drugeon, Docteure en histoire de l’art, chercheur post-doctoral, Labex Création Arts et Patrimoines.
Malfray ou le paradigme des souffrances de la sculpture indépendante.
Éve Turbat, galerie Malaquais, Paris.

11h00 : Pause

11h30 : Vandalisme
Les sculptures du pavillon soviétique de Paris 1937. Heurts et malheurs
d’un totem soviétique de 1937 à 2010.
François Gentili, archéologue, ingénieur chargé de recherches à l’Inrap.

Témoignages
Christian Lapie, sculpteur